




La forte croissance du marché des cosmétiques attire les contrefacteurs, ce qui expose les consommateurs à des produits contrefaits contenant des substances nocives telles que l'arsenic, le plomb et des excréments de rat[1].
Les ventes de produits cosmétiques sont en hausse, le secteur ayant enregistré une croissance de 5 % en 2018 (son plus haut niveau depuis deux décennies)[2]. D’ici 2024, le marché devrait atteindre une valeur de 863 milliards de dollars américains[3]. Les produits cosmétiques sont donc considérés comme une opportunité alléchante pour les contrefacteurs cherchant à exploiter la demande des consommateurs. Les soins de la peau constituent la catégorie dominante, représentant 36 % du marché mondial[4], et sont considérés comme l'un des secteurs les plus rentables pour les malfaiteurs.
Les produits cosmétiques et pharmaceutiques représentaient 6,5 % de l'ensemble des saisies de marchandises contrefaites aux États-Unis en 2017, pour une valeur estimée à 69 millions de dollars[5].
Les dangers cachés des cosmétiques contrefaits

Les cosmétiques contrefaits sont souvent fabriqués dans des conditions insalubres où les bactéries se développent. Les produits saisis contiennent des substances toxiques telles que le cyanure, l'arsenic, le plomb, le mercure et, dans certains cas, des excréments de rats. Ces ingrédients nocifs provoquent des irritations, des éruptions cutanées ou des infections, et nombre d'entre eux sont liés à un risque accru de cancer.
Chaque produit cosmétique doit détailler ses ingrédients dans la nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques (INCI) afin de garantir la conformité à la réglementation. Pour éviter d'être détectés par des consommateurs plus avertis, les contrefacteurs affichent la liste INCI du produit officiel. Les véritables ingrédients sont ainsi dissimulés au consommateur, qui risque d'entrer en contact avec ces ingrédients dangereux.
L'essor de la vente par les médias sociaux et les risques qu'elle comporte
Le marché des soins de la peau a connu une accélération spectaculaire en 2018, l'industrie attribuant ce phénomène à l'expansion des "classes moyennes supérieures" à l'échelle mondiale et, plus particulièrement, en Asie.
De nombreuses marques haut de gamme se livrent une bataille acharnée pour gagner en popularité en ligne auprès de cette classe moyenne supérieure. MAC Cosmetics mène la danse grâce à son audience sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter et Instagram. Eisenberg Paris, quant à elle, dispose de la plus grande présence sur Facebook[4].
Les médias sociaux ont donné naissance à des marques d'influenceurs qui évoluent rapidement, telles que Jeffree Star et Zoella. Ils font également partie intégrante des marques en démarrage, qui s'appuient fortement sur les influenceurs et les parrainages pour développer rapidement la reconnaissance de la marque sur un marché qui arrive rapidement à saturation.
Chacune de ces marques de cosmétiques communique avec ses clients par l'intermédiaire des médias sociaux et des sites web officiels. Malheureusement pour les marques, les contrefacteurs sont également très actifs sur les médias sociaux ; les contrefacteurs se sont installés là où les consommateurs prennent désormais leurs décisions d'achat, en faisant la publicité de leurs produits contrefaits dans des annonces payantes et des posts sponsorisés sur des plateformes telles que Facebook et Instagram. Ces publicités offrent aux contrefaçons un niveau de crédibilité, trompant de nombreux consommateurs en leur faisant croire qu'il s'agit de produits authentiques.
Les mauvais acteurs placent du texte dans les images et utilisent des photos de produits et des images de marque obscurcies pour éviter d'être détectés par les marques. Ils évitent de plus en plus souvent d'utiliser des marques commerciales pour mieux déjouer les équipes juridiques.
Le côté obscur des places de marché grises et des revendeurs tiers
La popularité mondiale des détaillants tiers en ligne qui pratiquent régulièrement des rabais sur les produits cosmétiques, tels que Sephora et Ulta, ainsi que des places de marché individuelles comme Wish, a causé des maux de tête aux marques. Bien que des produits légitimes soient disponibles sur ces places de marché, elles accueillent également une large gamme de produits contrefaits ou du marché gris qui ne sont pas adaptés à l'utilisation.
FragranceNet est une plateforme opérant sur le marché gris qui propose des parfums de luxe "vintage", en rupture de stock, discontinués et à prix réduit. La plateforme a été accusée de vendre des parfums usagés ou entamés d'après les commentaires des clients, et dans certains cas, elle aurait vendu des contrefaçons.

Avis récent d'un client sur FragranceNet sur Consumeraffairs.com
Wish est une autre plateforme de vente en ligne qui a fait la une des journaux pour avoir commercialisé des produits de maquillage contrefaits. La plateforme compte une clientèle majoritairement jeune et issue de la classe moyenne, avec une valeur brute des marchandises estimée à 5,5 milliards de dollars américains. La plateforme a fait l'objet d'une attention particulière après qu'il est apparu l'année dernière qu'une femme de 41 ans avait acheté des produits contrefaits des marques Urban Decay et MAC. La poudre d'ombre à paupières contrefaite aurait dégagé une odeur de soufre et, lorsqu'elle a été appliquée sur l'œil droit de la cliente, la peau environnante a réagi et a fini par s'infecter[6].
L'application ciblée de la loi et la surveillance des médias sociaux sont essentielles
Les marques doivent agir pour garantir la protection des consommateurs en ligne. Il existe une jurisprudence concernant des marques opérant sur les marchés des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux qui ont été jugées conscientes de l'existence de produits du marché noir ou gris, mais qui n'ont pas pris les mesures qui s'imposaient. Ce raisonnement juridique pourrait s'appliquer à une marque de cosmétiques s'il s'avérait qu'elle n'a pas mis en place des mesures suffisantes de lutte contre la contrefaçon et d'authentification ou qu'elle n'a pas averti les consommateurs des dangers liés à l'achat de contrefaçons. Elle pourrait également être jugée responsable des préjudices subis par les consommateurs à la suite de l'achat de contrefaçons.
Que peuvent donc faire les marques face à cette menace croissante ?
Il est essentiel de reprendre le contrôle de l'environnement des réseaux sociaux pour parvenir à une réduction durable des violations. Les technologies de surveillance de la publicité sur les réseaux sociaux, les mesures coercitives ciblées et des relations solides avec les plateformes constituent les éléments essentiels d'une stratégie globale de protection de la marque en ligne permettant d'atteindre cet objectif.
Chez Corsearch, nous travaillons en collaboration avec nos clients pour leur permettre de protéger leurs consommateurs et la réputation de leur marque en ligne, en mettant à profit notre expertise en matière de propriété intellectuelle, de renseignement criminel et de conception technique. Nous permettons à nos clients de réduire considérablement les violations en ligne et d'augmenter leurs ventes sur Internet en ciblant les principaux contrefacteurs. Si vous pensez que votre marque est menacée et que vous souhaitez découvrir comment notre technologie peut apporter une solution à long terme à des problèmes tels que les violations sur les réseaux sociaux, demandez à parler à l'un de nos experts ci-dessous.
Références
[1] Excréments de rat et arsenic : ce que vous appliquez sur votre visage en utilisant des produits de maquillage contrefaits (The Washington Post, 2015) : https://www.washingtonpost.com/news/morning-mix/wp/2015/05/18/rat-droppings-human-urine-and-arsenic-the-stuff-found-in-counterfeit-makeup/
[2] Croissance annuelle du marché mondial des cosmétiques de 2004 à 2018 (Statista, 2019) : https://www.statista.com/statistics/297070/growth-rate-of-the-global-cosmetics-market/
[3] Le marché mondial des produits cosmétiques atteindra 863 milliards de dollars d'ici 2024 (Zion Market Research, 2018) : www.globenewswire.com/news-release/2018/06/22/1528369/0/en/Global-Cosmetic-Products-Market-Will-Reach-USD-863-Billion-by-2024-Zion-Market-Research.html
[4] Industrie cosmétique – Statistiques et faits (Statista, 2018) : www.statista.com/topics/3137/cosmetics-industry/
[5] Les vêtements, les bijoux et les médicaments sur ordonnance figurent parmi les articles les plus contrefaits aux États-Unis (USA Today, 2019) : https://eu.usatoday.com/story/money/2018/07/26/clothing-jewelry-prescription-drugs-among-americas-most-counterfeited-items/37022305/
[6] Wish fait l'objet de critiques concernant des soupçons de contrefaçon (Digital Commerce 360, 2019) : https://www.digitalcommerce360.com/2018/07/17/wish-faces-criticism-over-suspected-counterfeits/
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